Le ministre de la Justice, gardes des Sceaux, Tayeb Louh a annoncé, jeudi à Tipasa, la formation d’un groupe de travail restreint début septembre prochain qui se chargera de la “réforme” de l’Office central de répression de la corruption (OCRC), et ce, dans le but de “consolider davantage les mécanismes à même de contribuer à la lutte contre ce phénomène”.

S’exprimant en marge de la cérémonie d’installation du nouveau procureur général près la cour de Tipasa, M. Nacef Hocine, le ministre de la Justice a indiqué qu’en application des “instructions du président de la République, il sera procédé à la formation d’un groupe de travail restreint, début septembre prochain, en vue de réformer l’OCRC, dont la création remonte à 2006, et ce, en vue de renforcer davantage les mécanismes à même de contribuer à la lutte contre la corruption”.

“Il est devenu impératif de réactiver les mécanismes de prévention qui est de la responsabilité de tous les secteurs et de la société de façon générale et qui est considérée comme un des moyens efficaces dans la lutte contre la criminalité”, a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, le ministre a assuré que le champ “juste et sincère” dans lequel la Justice évolue, a été fixé par la Constitution et les lois de la République , relevant que ces lois sont appliquées par des magistrats qualifiés obéissant à leur conscience professionnelle et aux règles de l’éthique régissant la profession sous le contrôle de la Conseil supérieur de la magistrature.

La poursuite de la lutte contre la criminalité, sous ses différentes formes, ainsi que la garantie des droits et libertés exigent de s’en tenir à l’obligation de réserve et des us en lien avec cette noble fonction, ce qui évitera aux membres du pouvoir judiciaire de tomber dans tout tiraillement qui est plus souvent séparé de la réalité et des enjeux réels qui se posent, a ajouté le Garde des sceaux.

Pour ce qui est des ” crimes organisés, notamment le terrorisme”, le ministre a indiqué que c’est l’un ” des facteurs qui sapent la construction et menace les sociétés dans leur sécurité et stabilité”.

Il a rappelé, à ce propos, que ” l’Algérie, avec sa Justice, son Armée et ses éléments de sécurité, s’est dressée contre le fléau du terrorisme lors des années 1990 et avait mis en garde contre la dangerosité de ce crime et contre son prolongement aux autres parties.

A ce titre, le ministre a souligné que l’Algérie croit toujours que l’éradication de ce crime n’est possible qu’en prenant en compte son principe constant qui repose sur une approche basée sur les principes tendant à la poursuite de la lutte et à la solidarité entre les pays en matière de développement économique et de coopération positive.

La prise en compte de ces principes devra “assécher toutes les formes de ce fléau (terrorisme) sur les plans intellectuel, social, économique et financier ce qui permettra de servir la sécurité, la paix et la stabilité dans le monde”, indique le ministre.

Pour se mettre au diapason de cette approche, le ministère de la Justice s’emploie, dans la cadre de la mise en oeuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, visant la consolidation de l’Etat de droit, à la poursuite de l’adaptation et de la modernisation du système législatif ainsi qu’à la mise en place de mécanismes juridiques.

Selon M. Louh, ces mécanismes ont pour objectif ” d’accompagner le nouveau modèle économique de développement”, y compris ” la rationalisation, l’exploitation optimale des ressources, la préservation des terres agricoles et des forêts”, et autres domaines.

Ces exigences requirent ” d’opérer de manière approfondie les réformes, davantage de changements qualitatifs que connaît l’outil judiciaire, ainsi que davantage d’amélioration dans les prestations, d’autant plus que la carte judiciaire a été parachevée, en termes de structures, d’équipements techniques modernes et de technologie, comparable à celle existant dans les pays développés.

A rappeler qu’un mouvement partiel a été opéré par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le corps de la magistrature, touchant des présidents de cours, des procureurs généraux, des présidents de tribunaux administratifs et des commissaires d’Etat près de tribunaux administratifs.