ALGER – La wilaya de Ouargla a enregistré, début juillet, un record de températures avec 51,3 degrés, soit la température la plus élevée enregistrée sur le continent africain durant cette période, indique jeudi Mme Houaria Benrekta, prévisionniste à l’Office national de météorologie (ONM).

Ce pic de chaleur a été enregistré le 5 juillet à 15h04, a précisé Mme Benrekta, soulignant que cette température est la plus élevée enregistrée en Afrique durant la première quinzaine de juillet par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Les autres régions du pays ne sont pas en reste, puisque des températures assez élevées ont été enregistrées suite à la vague de chaleur caniculaire qui frappe le territoire national depuis le début du mois en cours.

L’ONM a dressé, à cet effet, un tableau relatif aux températures maximales enregistrées au niveau de ses différentes stations météo. Ainsi, In-Salah et à El-Oued ont vu le mercure atteindre les 49.7 degrés, suivis de Hassi Messaoud (49.6 C), Touggourt, Adrar et Timimoune (49,5 C), Biskra (47.7 C), Tindouf (47,6 C), Ghardaïa (47.4 C), Bordj Badji Mokhtar (47.0 C), Illizi (46,8 C), In-Guezzam (44.9 C), Bechar (44,6 C), Djanet (42.4 C) et Tamanrasset (39.6 C).

La vague de chaleur a également touché le nord du pays, notamment à Constantine qui a enregistré 44,1 C, Batna (42,0 C), Oum El Bouaghi (41,5 C) et Souk-Ahras (40,6 C). Dans le même cadre, l’office relève que de nombreuses personnes se demandent pourquoi, lorsqu’elles relèvent la température sur leur balcon ou dans leur voiture, celle-ci ne correspond pas aux températures annoncées lors des bulletins météorologiques, en précisant, à ce propos, que la température « dépend beaucoup de l’environnement et du milieu dans lequel est effectuée sa mesure ».

Une température relevée en plein soleil sur un balcon d’immeuble sera « beaucoup plus élevée » qu’une température relevée par une sonde thermométrique à l’extérieur d’une voiture. Celle-ci sera elle-même plus élevée que celle observée à l’ombre dans un jardin, explique-t-on, soulignant que pour éviter ces fluctuations en fonction du milieu d’observation, la mesure des températures en météorologiques « doit répondre à des normes très précises ».

La température est une mesure « influencée par de nombreux facteurs », et le degré de chaleur « diffère forcément de la température que l’on ressent, car cette dernière est en fonction de l’humidité ambiante, du vent ou même encore du rayonnement solaire, capable de provoquer de très fortes hausses de température ». Pour mesurer la température de l’air atmosphérique, l’ONM précise qu’il se conforme aux normes standards de mesure édictées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) qui permettent d’avoir des « mesures homogènes et neutres de la température sur l’ensemble des stations météo de toute la planète et permettent ainsi la comparaison de tous les relevés de températures.