La soeur du chanteur kabyle assassiné Matoub Lounès, et présidente de la fondation du même nom, Malika Matoub a évoqué ce 16 juillet l’assassinat du jeune lycéen Guermah Massinissa, qui avait conduit en 2001 aux événement du printemps noir en Kabylie.

S’exprimant sur les ondes de Radio M, Malika Matoub a ainsi affirmé avoir été témoin de l’assassinat du jeune lycéen, qui avait trouvé la mort en avril 2001 à l’intérieur des locaux de la brigade de la gendarmerie nationale à Aït Douala (wilaya de Tizi-Ouzou).

« Le hasard a fait que je sois présente ce jour là (…), j’avais été convoquée pour retirer la convocation du procès Matoub prévu pour le 5 mai (2001, ndlr), j’étais dans le bureau du brigadier lorsqu’on a entendu le coup de feu » a-t-elle relaté. « Les jeunes qui étaient avec moi on barricadé la porte, car on voyait des gendarmes armés de kalachnikovs à l’extérieur de la pièce. Quand je suis sortie, j’ai trouvé le jeune (Massinissa Guermah, ndlr) gisant dans une mare de sang » a-t-elle ajouté.

« Matoub n’aurait jamais suivi Ferhat Mehenni »

Lors de son intervention, Malika Matoub n’a également pas manqué l’occasion d’évoquer le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et son leader Ferhat Mehenni. Répondant à la question de savoir si Matoub Lounès ne serait pas devenu indépendantiste s’il avait encore vécu de nos jours, la soeur du chanteur assassiné a affirmé que « Lounès n’aurait jamais suivi Ferhat Mehenni ». « Ferhat a choisi de créer une organisation politique, qui est comme n’importe quelle autre organisation politique (…) mais une chose est sûre : il n’a pas le monopole de la Kabylité et il n’a pas le monopole en Kabylie » a également dit Malika Matoub en ce qui concerne le leader indépendantiste kabyle.