ALGER – L’entrée en application du droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) aux opérations d’importation de marchandises finies, destinées à la consommation, se fera probablement au début de septembre prochain, a annoncé mercredi à Alger le ministre du Commerce, Saïd Djellab.

Dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre du club des exportateurs de produits agricoles, M. Djellab a expliqué que son département avait entamé les rencontres avec les représentants de différentes filières pour s’enquérir de leurs propositions et attentes, et ce, avant l’entrée en application du DAPS, institué par la loi de finances complémentaire 2018.

“Nous avons rencontré les représentants des filières agroalimentaire, plastique, céramique et aluminium. Nous allons rencontrer cette semaine les filières de l’électroménager, le papier et carton, ainsi que celle de la tomate industrielle, pour préparer la liste des produits qui seront soumis au DAPS avec la fourchette de taux qui seront proposés par les opérateurs. A partir de cela la commission spécialisée va proposer des taux de 30% à 200%, selon la couverture du marché”, a-t-il fait savoir.

Concernant la résistance montrée par certains opérateurs vis-à-vis de ce nouveau dispositif réglementaire, le ministre a précisé que son département avait opté pour l’approche par filières dans la mesure où ces dernières regroupent, à la fois, les producteurs et les utilisateurs. Elles permettent ainsi une détection rapide des produits inexistants sur le marché national.

A une question sur les exportations de produits agricoles réalisées depuis le début de l’année, M. Djellab a indiqué que durant les cinq premiers mois de 2018, l’Algérie a exporté entre 51 et 52 millions de dollars, ajoutant que ce montant pourrait atteindre les 100 millions dollars d’ici la fin de l’année.

Selon lui, le gouvernement s’est fixé l’objectif de hisser les exportations de produits agricoles à 500 ou 600 millions dollars à l’horizon 2020/2021.