Appelant à « changer le destin du Brésil », le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a été élu, dimanche, président, avec 55,15% des voix, contre 44,85% pour son adversaire de gauche, Fernando Haddad.

« Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche », a déclaré ce chantre de la dictature militaire (1964-1985) dans son premier discours.

Dès l’annonce des premiers résultats partiels, des dizaines de milliers de ses partisans se sont rassemblés devant son domicile pour célébrer la victoire de cet ex-capitaine de l’armée qui deviendra chef de l’Etat, en janvier, pour quatre ans.

Dans son premier discours après l’annonce des résultats, Fernando Haddad n’a pas félicité le vainqueur demandant toutefois que ses « 45 millions d’électeurs soient respectés ».

« Les droits civiques, politiques, du travail et sociaux sont en jeu maintenant », a-t-il dit. « Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la Nation au-dessus de tout ».

Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë vis-à-vis de la classe politique, Jair Bolsonaro aura réussi à s’imposer comme l’homme à poigne dont le Brésil aurait besoin.