Le génocide contre les Rohingyas en Birmanie se poursuit toujours, a affirmé, mercredi, un enquêteur de l’ONU avant de présenter un rapport sur cette question au Conseil de sécurité.

« C’est un génocide qui est toujours en cours », a fait savoir Marzuki Darusman, le président de la Mission de l’ONU sur l’établissement des faits en Birmanie.

Lors d’une conférence de presse, il a précisé qu’à l’exception des tueries, toutes les autres caractéristiques de ce crime de masse (ostraciser et discriminer une population, empêcher des naissances, enfermer des populations dans des camps…) étaient toujours bien présentes.

Contre la minorité Musulmane Rohingya, a-t-il souligné devant le Conseil de sécurité, « l’intention génocidaire peut être raisonnablement déduite ».

Rendu public en septembre, le document présenté par M. Darusman, qui appelle à poursuivre six généraux Birmans devant la justice internationale, comporte de nombreux témoignages d’exilés Rohingyas.

L’enquêteur a appelé le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale et à imposer des sanctions ciblées sur les auteurs de ce crime contre l’humanité.