Les importations de bière par l’Algérie ont augmenté de 134% entre 2015 et 2017, a déclaré ce matin sur Radio M. Ali Hamani, président de l’Association des producteurs algériens de Boissons (APAB), S’appuyant sur les chiffres du marché, Hamani pointe une régression de 4% dans le secteur des boissons gazeuses contre une progression de 2% pour la filière jus.

Il a précisé à ce propos que malgré une progression du marché de la bière estimée à plus de 5%, entre 2015 et 2017, la part du marché des producteurs enregistre, quant à elle, une nette régression.

Selon Hamani, le déséquilibre qui favorise plus l’importation de ce produit au détriment de la production locale, est due essentiellement aux prix pratiqués sur le marché, mais surtout à la composition chimique de cette bière importée. « Ce sont des bières à fort taux alcoolémique, ce qui représente, aussi, un réel danger sur le plan sanitaire », a-t-il souligné.

Au sujet des unités de production de bière qui activent dans cette filiale, le président de l’APAB estime qu’elles fonctionnent à 60% de leurs capacités.

Par ailleurs, l’invité de Radio M. a indiqué que le marché de la filière boissons en général, continue d’enregistrer une croissance, estimé à 4%. Cependant, il a fait remarquer qu’il existait des sous-filières qui évoluent mieux que d’autres, notamment dans le secteur des eaux embouteillées avec l’entrée sur le marché de nouveaux producteurs.

S’appuyant sur les chiffres du marché, Hamani pointe une régression de 4% dans le secteur des boissons gazeuses contre une progression de 2% pour la filière jus.

A propos des tendances de la consommation des boissons, le président de l’APAB, soutient que le comportement du consommateur algérien est en train de changer. Il estime qu’aujourd’hui, le client devient de plus en plus exigeant. « Actuellement le consommateur fait la différence entre un jus et une boisson fruitée. Aussi, le consommateur penche plus vers l’eau embouteillée que sur la boisson gazeuse, malgré le fait que cette dernière soit importante sur le marché », a-t-il expliqué.