Les bureaux de vote pour les élections de mi-mandat aux Etats Unis ont fermé mardi dans la soirée mais ont ouvert une brèche dans le pouvoir décisionnel du président américain qui n’aura désormais plus les coudées franchs au Congres après le scrutin serré du midterms, marqué par une forte résistance des démocrates pour reprendre le contrôle du Congrès.

En effet, les démocrates ont réussi un succès partiel au niveau de la chambre des représentants, ce qui constitue une sérieuse « gêne institutionnelle à Donald Trump », comme l’a souligné sur les ondes de la Chaine 3, l’analyste Jean-Erique Barnai.

Intervenant au sujet de ces élections législatives, le spécialiste des affaires américaines estime que l’on s’achemine vers un vrai blocage car les lois aux USA sont votées par la chambre des représentants (Congres) et le Sénat donc si l’une des deux chambres s’oppose à une loi, celle-ci ne passera pas. Sauf que, ajoute l’orateur, la chambre des représentants contrôle le budget et le pouvoir d’enquêter sur le président américain si celui-ci abusera de gouverner par décrets comme le lui confère la Constitution américaine.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les républicains ont raflé déjà 83 sièges à la chambre des représentants contre 76 pour les démocrates. Le parti de Donald Trump aura besoin de 218 sièges sur les 435 en jeu pour maintenir le contrôle de la chambre basse du parlement américain.

Les républicains gardent également une longueur d’avance pour le Sénat avec 43 sièges contre 36 pour les démocrates.

Selon une première évaluation établie par Associated Press, ce ne sont pas moins de 40 millions d’électeurs qui ont participé à ce scrutin, enregistrant des taux de vote record dans 37 Etats.

Ce scrutin à fort enjeu pour le parti républicain qui contrôle le Congrès et le Sénat a connu une forte participation électorale dans de nombreux Etats. Près de 40% des électeurs ont voté pour exprimer leur opposition aux politiques du président Trump, selon les mêmes données.