Afin d’honorer ses engagements vis-à-vis de l’Accord de Paris relatif à la lutte contre le changement climatique et en même temps diversifier ses ressources énergétiques, l’Algérie s’est, depuis quelques années, investie dans le développement à grande échelle de systèmes d’exploitation des rayonnements solaires comme source d’énergie.

Quand on lui fait remarquer, qu’en 2016, le président Bouteflika avait déclaré « priorité nationale » la promotion des énergies renouvelables et que depuis il n’a pas été fait de progrès notables, M. Nourredine Yassa se contente de répondre qu’en déhors de l’installation d’une plateforme solaire de 350 MGW, « nous sommes actuellement en phase de déploiement à grande échelle » de ce type d’énergie.

S’exprimant, mercredi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le directeur du Centre des énergies renouvelables fait part d’un appel d’offre pour réaliser 150 MGW pour produire de l’énergie solaire ainsi que du lancement, par le ministère de l’Intérieur d’un programme de large utilisation de lampes de faible consommation dans les écoles et les administrations, ajoutant « qu’il y a lieu, maintenant, d’augmenter la cadence ».

A propos d’un projet visant initialement à produire 4.000 MGW, dont seulement l’équivalent de 150 MGW a été livré, il explique cette différence par la faiblesse de la production locale de panneaux solaires, assurant qu’il « y aura certainement des appels d’offre dans le futur pour augmenter la cadence ».

Des chantiers de ce type d’énergie confiés à l’entreprise Sonatrach, M. Yassa fait état d’un programme destiné à produire 1.300 MGW, opérationnel à partir de 2030, précisant que celui-ci va permettre d’économiser et de réorienter vers l’exportation un volume de 3 milliards de M3 de gaz.

En matière de production de panneaux solaires, le directeur du Centre des énergies renouvelables signale, par ailleurs, que les entreprises qui s’en sont spécialisées, en sont encore aux opérations d’assemblage de kits solaires, considérant qu’il s’agit désormais de développer l’esprit d’innovation pour arriver à une phase d’intégration.